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La légende de "Old Tom"

Retrouvez le contexte original ici

Au XIXe siècle en Australie, la ville D'Eden qui vivait essentiellement de la pêche à la baleine fit une association des plus insolite, et prolifiques, avec un groupe d'orques nomades. Ce groupe, surnommé par les pêcheurs les "tueurs de l'Eden" était dominé par une orque matriarche : "Old Tom" et avaient pris pour habitude de se joindre aux hommes, chaque automne, lors de la saison de chasse à la baleine.

L'association était simple, dès qu'elles avaient repéré une baleine, quelques orques se rendaient au port pour prévenir les pêcheurs par leurs nombreux sifflements pendant que le reste de la troupe essayait de ralentir la baleine.
Les bateaux de l'époque étant moins rapide que les orques, la matriarche saisissait alors la corde de l'ancre afin d'aider l'embarcation à accélérer et l'amenait à l'endroit où se trouvait la baleine. Lorsqu'une baleine était harponnée, et afin de l'empêcher d'emmener le bateau, les orques se jetaient sur son dos pour l'empêcher de venir respirer. Plus étonnant encore, Old Tom avait pris l'habitude d'attraper la corde reliée au harpon avec ses dents et d'y mettre tout son poids afin de contrebalancer les efforts de fuite de la baleine. De retour au port, la baleine était laissée quelque temps et c'est à ce moment-là que les orques prenaient leur part de la proie (langue, lèvres ...). Puis le corps se gonflait de gaz et remontait à la surface, c'est alors que les hommes la dépeçaient afin d'en extraire l'huile, les fanons et autres…

Cette "collaboration" dura plusieurs années, jusqu'à ce qu'en 1930, on découvre le cadavre d'une orque flottant à la surface près du port, il s'agissait d'Old Tom. Au lendemain de sa mort toutes les autres orques sont parties et les pêcheurs ont définitivement déposé leurs harpons, la chasse à la baleine fut officiellement terminée à Eden. A noter que le squelette d'Old Tom est toujours visible à l'Eden Killer Whale Museum, où l'on remarque nettement l'usure importante de ses dents après avoir autant tiré la corde des bateaux.

Buzz et Doris, ou la preuve d'une communication complexe entre les dauphins.

posted by Mickael Ponchon le 21.07.06.12:14

Voici tout d'abord un résumé de l'expérience, disponible sur le site dauphinlibre.be :

A bord du navire de recherches SEA QUEST, le Docteur John Dreher, un acousticien californien devenu cétologiste, menait en 1962 des recherches sur la baleine grise du Pacifique. Il avait immergé en travers d�un chenal, au sud de San Diego, tout un dispositif expérimental composé d�une série de perches d�aluminium, d�hydrophones, etc...

Il remarqua soudain un groupe de cinq dauphins, à cinq cents mètres de la barrière, qui se dirigeait droit dessus et les micros sous-marins aussitôt branchés retransmirent aux haut-parleurs le grincement de leurs sonars.

C�étaient des signaux régulièrement espacés, des émissions de routine. Arrivés à quatre cents mètres à peu près, les dauphins s�arrêtèrent et parurent se rassembler, toutes émissions cessantes. Alors, un dauphin se détacha du groupe et comme pourrait le faire un éclaireur, s�en vint inspecter les obstacles au sonar, de près, méthodiquement, de gauche à droite.

Il retourna vers le groupe qui l�avait attendu et les micros résonnèrent de ce qui semblait être une discussion générale. Le manège exploratoire de «l�éclaireur» et «les discussions du groupe» se répétèrent trois fois puis la majorité, ou peut-être le chef, décida, faut-il croire, que les perches insolites étaient sans danger, car le groupe reprit sa route et passa tranquillement à travers.

Intrigué par cette histoire, le Dr. Javis Bastian, un psychologue de l�Université de Californie décidait tout récemment de refaire une expérience semblable en laboratoire, de manière scientifique. La meilleure approche était, lui semblait-il, de placer deux dauphins dans une situation telle que, mis dans l�embarras, ils soient forcés pour s�en sortir d�employer un système de communication sonore, c�est-à-dire de se parler. S�ils arrivaient a s en sortir, la démonstration était faite.Intrigué par cette histoire, le Dr. Javis Bastian, un psychologue de l�Université de Californie décidait tout récemment de refaire une expérience semblable en laboratoire, de manière scientifique. La meilleure approche était, lui semblait-il, de placer deux dauphins dans une situation telle que, mis dans l�embarras, ils soient forcés pour s�en sortir d�employer un système de communication sonore, c�est-à-dire de se parler. S�ils arrivaient a s en sortir, la démonstration était faite.

Il s�y prit en trois étapes pour faire comprendre à Buzz et à Doris, un mâle et une femelle, ce qu�il attendait d�eux. D�abord, il leur présenta sous l�eau deux leviers à pousser.

Les leviers commandaient un mécanisme distributeur de maquereaux mais, pour obtenir la récompense, il fallait pousser le levier de droite quand s�allumait une lumière continue et le levier de gauche quand la lumière était intermittente. Aucun problème jusque là, c�était un jeu d�enfant.

Pour la deuxième étape, il introduisit une nouvelle règle. Quand la lumière, continue ou clignotante s�allumait, Doris devait attendre que Buzz ait poussé le bon levier; si elle poussait la première, pas de poisson. Enfantin encore une fois, après quelques essais, c�était compris.

Mais pour le troisième stade de l�expérience, le Dr. Bastian immergea entre les deux dauphins une cache opaque ainsi conçue qu�ils pouvaient encore fort bien s�entendre mais ne pouvaient plus ni se voir, ni voir la lumière de l�autre.

Qu�allait-il se passer maintenant, quand Bastian donnerait à Doris un signal invisible pour Buzz et auquel elle-même ne pouvait pas répondre avant que Buzz n�ait déclenché son propre levier, et comment saurait-il, lui, quel était le bon ?

Bastian brancha en face de Doris la lumière continue. Doris attendit, comme elle le devait, mais on l�entendit émettre un signal sonore.

Aussitôt Buzz poussa le levier de droite, le bon, Doris alors poussa, elle aussi, son levier et reçut son poisson frais. On refit l�expérience cinquante fois et cinquante fois, sur les informations de Doris, Buzz réagit correctement. Des exemples pareils truffent aujourd�hui la littérature scientifique. Dans les histoires de pêcheurs, de marins et de baleiniers, ils foisonnent tellement qu�il devient impossible de nier que les dauphins et d�autres cétacés à dents possèdent aussi bien un langage complexe qu�une organisation sociale.

Comment expliquer de façon rationnelle cette expérience si ce n'est par l'existence d'un language complexe, abstrait, et raisonné entre les deux individus?

Mickael Ponchon

Lien associé : L'expérience sur le site dauphinlibre

Le Statut légal de la protection des mammifères marins.

posted by Mickael Ponchon le 04.07.2006.18:41

La protection des dauphins, remise au fait de l'actualité de façon détournée par les dernières délibérations de la CBI, mais également, plus prosaïquement, par l'été qui arrive, avec son cortège de delphinariums et de visites guidées à Monkey Mia, est en fait bâtie sur des textes datant, pour certains d'entre eux, de près de trente ans.

Nous étudierons ceux-ci dans un ordre chronologique, en envisageant tant les textes à portée nationale, que les textes européens et les accords internationaux.

Le texte le plus ancien, ayant toujours une portée effective est l'arrêté du 20 octobre 1970, qui interdit la destruction, la poursuite, ou la capture, par quelque procédé, et même sans intention de le tuer, des mammifères marins de la famille des delphinidés. Seule exception à cette réègle : les opérations scientifiques.

Derrière ce terme assez vague, c'est l'appréciation des Directeurs des Affaires Maritimes qui devait préciser les modalités d'exécution de cet arrêté.

Trois ans plus tard, la convention de Washington (03/03/73) relative au commerce international, visait la protection de la faune et la flore menacée et/ou en voie d'extcintion. Le Tursiops Truncatus est inscrit en son annexe I, ce qui lui offre le degré de protection le plus élevé, en l'excluant de toute forme de commerce.

Le 16 février 1976, sont signés les protocoles de Barcelone, relatifs à la protection de la mer contre les pollutions. Ils créent l'entité ASPIM (Aires Spécialement Protégées d'Intêret Mediterranéen).

Les espèces de cétacés les plus fréquemment observées en Méditerranée sont mise en avant en ce qui concerne leur protection et leur conservation.

En 1979, les conventions de Berne et de Bonn (respectivement les 19 septembre et 19 juin) visent à protéger plus particulièrement les espèces migratrices, dont trois espèces de cétacés communes en Mediterranée.

Le plan d'action pour la conservation des cétacés en Mediterranée a été adopté au Caire en octobre 1991, au sein du Plan D'action pour la Mediterranée. Le CAR/ASP de tunis était responsable de la mise en oeuvre des actions prévues par le plan. Il se limite cependant à une série de recommandations sur le plan de la conservation des cétacés en Mediteranée.

La directive Habitats (21 mai 1992) est l'un des textes piliers de la protections des cétacés. Tursiops Truncatus y est cité dans l'annexe II. Cette directive étant directement transposable en droit interne.

L'arreté du 27 juillet 1995 qui fixe la liste des mammifères marins protégés sur le territoire national, a pour fonction d'interdire la mutilation, la destruction, la détention, la vente, l'achat ou la capture des individus concernés. En résumé, il en interdit toute forme de commerce, de détention privée, ou de cruauté à animaux.

L'ACCROBAMS (24 novembre 1996) a pour but l'harmonisation des outils gouvernementaux de protection et de conservation des mammifères marins Il fut ratifié par le Sénat en 2003.

Enfin, notons l'accord fixant l'existence du Sanctuaire PELAGOS, situé en mer de Ligure. Il a pour objet la protection des mammifères de cette zone contre toute forme d'agression touristique ou industrielle. L'accord a été ratifié par la France en février 2002, et est paru au J.O du 27 juillet 2002.

Cependant, au delà de ces textes à portée coercitives, on peut regretter la rareté des mesures d'informations misent en place pour véritablement apporter une éducation au "citoyen lambda". Peu d'actions d'ampleur sont prévues sur ce plan, et, quand elles le sont, elles ont trop souvent tendance à utiliser la filière touristique ou édulcorée, afin de susciter, peut-être davantage d'adhésion, mais peut-être aussi une dose plus élevée de méconnaissance et de désillusions. On peut regretter la quasi-absence de plan d'intervention dans les écoles, les centres culturels, ou dans les forums-débats, qui pourraient permettre de diffuser plus largement un message plus scientifique, plus raisonné, et plus précis. En éduquant mieux, on change les comportements de façon plus durable.

Malheureusement, ce travail est souvent effectué par des réseaux de bénévoles, ne recevant pas forcèment le soutien logistique ou financier du ministère de l'environnement, ou des divers organismes européens.

Mickael Ponchon

Divers liens :

La directive habitats : www.mnhn.fr/mnhn/bimm/protection/fr/Directive%20habitat/HFF.htm

le MEDD : www.ecologie.gouv.fr/

Le texte de l'ACCROBAMS :www.accobams.org/files/152

La Convention de Berne : http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l28050.htm Mickael Ponchon

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